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Traditions et fêtes à Imilchil:


Festival des fiançailles


Source photo: Peintures de Bernard Préel

Chaque année pendant la derniere semaine du mois d'août tout le village d'Imilchil et les villages voisins s'animent pour célébrer, pendant trois jours, le Moussem d'Agdoud, appelé aussi Festival des Fiançailles. Détrompez-vous ce n'est pas un festival crée sur mesure pour les touristes mais il s'agit bien d'une tradition locale aux origines très lointaines.

A l'origine le Moussem (qui signifie fête) d'Agdoud (qui singnifie rassemblement) était la seule occasion pour les habitants de la région, plongée à l'époque dans d'interminable guerres tribales, pour se retrouver en paix dans la vallée d' Assif Melloul (qui signifie Le fleuve blanc, quel meilleur endroit peut-on choisir pour symboliser la paix!) et commercer en échangeant leur récoltes et leur bétail.

Ce qui était donc à l'origine une manifestation commerciale où se rencontraient les tribus de la confédération des Ait Yafelmane à savoir les Ait Hdiddou, les Ait Marghad, Ait Izdeg et Ait Yahia, s'est transformé petit à petit pour devenir une magnifique fête de mariage oû les jeunes filles et les jeunes hommes de la région, parfois issus de tribus ennemies le reste de l'année, se donnent la main d'oû la désingation: Festival des Fiançailles.

C'est avec une vive émotion, en revoyant cette terre si chère à mon coeur, que je vous livre cette excellente vidéo réalisée par Rayyhana, qu'elle en soit mille fois remerciée tant les photos et la musique de fond (surtout la Tamawaite au début) m'ont bien ému ...


Musiques et folklores locaux:


La dance d'Ahidous


En berbère Ahidous désigne la musique en général surtout quand elle joué en groupe, mais aussi un folklore local très specifique qui consiste à aligner une dizaine d'hommes vétus de djellabas et babouches blanches et autant de femmes vétues souvent d'une sublime robe blanche (Lizare) et d'un foulard rouge (Tasbnite) tous deux étincelants de paillettes (Mouzoune) et specifiques à la seule région de l'Atlas.

Seuls les hommes sont équipés de Tillouna (pluriel de Tallounte qui désigne Le Bendir). Les femmes et les hommes - alignés épaule contre épaule - forment ainsi un mur qui dance à l'unisson comme un seul corps et se donnent la réplique avec des chants très populaires.

Enfin, la dance d'Ahidous est mené d'une main de maître par le chef d'orchestre (le maestro) qui se place devant les danceurs, tallounte à la main, et veille au bon respect du rythme en sanctionant par un geste furtif des mains les fausses notes, appelées Aouche en berbère.

Pour illustrer tout cela rien de mieux qu'une vidéo. Pour les connaisseurs, la vidéo est prise dans la région de Khenifra et represente la troupe de Mouha Oulhoussaine le plus grand Maestro de l'Atlas:



Enfin je vous présente une variate revisitée de cette même dance par un autre grand artiste de l'Atlas Houssa 46. Cette fois c'est sans le mur traditionel et le rythme est beaucoup plus dynamique comme vous pouvez le constater. Elle est souvent jouée pendant les fêtes de mariages partout dans l'Atlas.


Les chants de Tamawaite


Source photo: Flicker/Dauphine.

Tamawaite désigne souvent un chant féminin en solo, à haute voix et sans instruments comme celui que vous avez entendu au début de la vidéo ci-dessus. Il est effectué souvent par une chanteuse au début de la dance d'Ahidous, mais ça n'a pas toujours été ainsi!

En effet, Tamawaite désignait autrefois un dialogue poétique, souvent improvisé, entre les bergères et les bergers qui se donnaient la réplique d'un versant à l'autre de la montagne. C'est souvent un enivrant récit plaintif plein d'amour et de nostalgie ...

Legende de Tislite et Isli

A venir...

Pèlerinage à la Grotte d'Akhiam

A venir...

Mausolée de Sidi Ahmed Oulmaghni

Dans la mémoire collective de la tribu d'A�t Hdiddou, Sidi Ahmed Oulmaghniest leur saint vénéré et leur protecteur. Il serait arrivé dans la région il y a très longtemps (sans qu'on puissse dater son arrivée historiquement) pour veiller sur les troupeaux et les bergers de ce peuple semi-nomade du Haut Atlas.

Pendant les périodes de sécheresse, en particulier, les bergers sollicitaient la baraka du Grand Saint pour protéger et nourir leurs troupeaux. La légende raconte, alors, que les troupeaux de chameaux et de chèvres qui passaient la nuit à proximité du mausolé du saint s�engraissaient du jour au lendemain sans qu�il y ait d�herbe sur place.

La légende raconte aussi que le corps du Saint Sidi Ahmed Oulmaghni a été retrouvé non décomposé suite à la découverte d�une lumière qui émanait de sa tombe. Ainsi en signe de reconnaissance les habitants se rassemblaient autour de sa tombe chaque année.

Et comme le veut la tradition du Moussem d'Agdoud, les jeunes mariés - les hommes vêtus de leur djellabas traditionnelles et les femmes parées de leur magnifiques bijoux berbères - doivent visiter le mausolée de Sidi Ahmed Oulmghani afin qu'il bénisse leurs unions.